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Ne Tirez pas sur le Poulet moqueur

Ne Tirez pas sur le Poulet moqueur

Critiques et états d'âme d'une poule littéraire

Publié le
Publié dans : #misery stephen king review critique

Misery, de Stephen King, soit mon livre préféré d'un auteur que j'affectionne vraiment. Autant dire que je commence fort, et que cette première critique tiendra plus d'une louange que d'une vraie critique.

" Écrire n'engendre pas la misère, écrire naît de la misère. "

Stephen King ne perds pas de temps dans de vaines présentations: dés la première page, on sait que ça va mal pour notre personnage principal, Paul Sheldon, un écrivain, qui vient d'être victime d'un accident de la route. Il a été sauvé par une "admiratrice fervente", Annie Wilkes. Incapable de bouger à cause des blessures causés par l'accident, Paul va être contraint de rester dans la maison coupé du reste du monde de la femme, qui, dés le début, semble manifester un comportement instable. Et comme il est coutume dans les livres de Stephen King, c'est une longue descente aux enfers qui s'annonce pour Paul, qui a eu le malheur de vouloir interrompre sa série de romans, "Misery", en tuant le personnage que cette chère Annie aimait tant. Et ce n'est peut-être pas très sage de la mettre en colère...

Un écrivain torturé par une admiratrice, donc. Craindriez vous vos fans, mister King? Cela dit après avoir lu Misery, vous aussi, vous vous mettrez à prendre la poudre d'escampette dés que quelqu'un montrera un quelconque intérêt dans ce que vous faite (merci beaucoup Stephen, je ne publierais plus rien, maintenant!). Car Misery, c'est avant tout un roman où on se met facilement à la place du protagoniste. Les autres œuvres de Stephen King sont pleines de monstres et de situations improbables, mais Misery se base sur la folie humaine, sur le fanatisme et l'enfermement, et sur ce qu'un homme peut faire pour survivre. C'est aussi un livre sur l'écriture. Le héros, Paul Sheldon, est au départ un écrivain blasé, qui ressent le besoin de passer à autre chose, qui déteste son propre personnage, Misery, qui l'a rendue célèbre auprès des "bonnes femmes" (selon lui). Mais il ne s'attendait pas à ce qu'une de ces "bonnes femmes" lui fasse vivre ce cauchemar en 400 pages qu'est Misery. Et on s'y attache vite, à cet écrivain impuissant, enfermé avec ce monstre qui le force à écrire la suite d'une histoire qu'il méprise, un peu comme un conte des milles et unes nuits horrifique. Car oui, si Misery n'a pas les monstres et le surnaturel, il n'en reste pas moins un roman terrifiant. Certaines scènes sont d'une grande violence, et n'ont pas besoin d'être gores pour nous plonger dans l'effroi (quoique les amateurs d’hémoglobine se rassurent, vous en aurez quand même pour votre argent). Le suspens et l'ambiance priment sur tout, et on reste accroché, à se demander "et maintenant? Comment est-ce qu'il va s'en tirer?". Chaque fois que le personnage d'Annie semble baisser sa garde, on se retrouver à presque prier pour un miracle, et on ressent bien toute la terreur du personnage dés qu'il tente quelque chose qui pourrait contrarier son bourreau. On ne quitte presque jamais la chambre où Paul est immobilisé, et pourtant, Misery est le plus sombre des huis clos, et sans doute un des meilleurs livres de Stephen King.

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Le Pingouin 23/08/2012 00:56

Hé ben !!! On l'aura attendu cette critique !
Mais... Qu'est-ce qu'on aura bien fait d'attendre !!!

Chère Poule, c'est un article que j'ai pris grand plaisir à lire. J'ai probablement lu avec autant d'attention que toi quand tu as lu ce livre horrifique.
Bon, à présent, si tu le permet, je vais dresser une critique de cette critique (mon acte peut-être critiquable, je le sais...)

Tout d'abord, et comme je l'ai déjà dis, bah... C'est très bien écrit. Impeccable. Je trouve plaisant et judicieux le questionnement "Craindriez vous vos fans, mister King?". En effet, comme dans pas mal de ses livres, c'est un auteur qui est victime de sa création... Ensuite, bah c'est cool : ça donne très envie de le lire !!! D'ailleurs je vais bientôt m'y mettre, c'est décidé...
Toutefois, pourquoi ne pas parler du film ? MMmmh ? (je n'ai pas lu le livre, mais le film qui en est tiré est très sympas...)
Enfin, heu... Que dire... Ah oui. Pourquoi cette saturation de couleurs infectes sur les petits boutons à droite du cadre où j'écris ce commentaire ? Ce blog est très joli (bien choisi, le design) et il est dommage selon mon humble avis de le pourrir avec ces trucs qui me font tellement flipper que j'ose pas y toucher, par peur de faire planter l'ordi ou d'y balancer un virus. Hum.

Ô Poule ! Fais-moi le plaisir de commenter Le Fléau !!! (c'est le livre de Stephen King que je préfère dans ceux que j'ai lu...)

Bonne continuation !

ps: Si tous les articles sont de cette qualité, je jette l'éponge ! (oui, sur toi !)

Le Pingouin 23/08/2012 12:33

Ce fusse un plaisir.

La Poule 23/08/2012 01:22

Hé, me jette pas l'éponge!
Tout d'abord, merci pour ce commentaire, et pour... Une critique d'une critique! CRITIQUE-CEPTION! D:

En ce qui concerne le film, ça fait très longtemps que je l'ai vu, et je ne voyais pas ce que je pouvais dire de bien intéressant, il faudrait que je remette la main dessus et que je le revoie (bien qu'il m’aie foutu une trouille monstre) avant de développer un peu là dessus.

Enfin, concernant les petits bugs de couleur du design... Je patauge un peu avec le HTLM, et si j'arrive quelques fois à faire quelque chose de pas mal, j'ai tendance à oublier des petits trucs xD. Ce sera corrigé avec ma prochaine mise à jour.

Merci encore, cher pingouin ;)

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